Oh non pas encore une histoire de môme

Avant de tomber enceinte j'avais bien conscience que beaucoup de gens s'agacent immédiatement quand leur parle de questions qui touchent aux enfants ou la maternité.

S'agacent ou fuient immédiatement comme si on allait leur parler diahrrée morve et forte fièvre dès qu'on ouvre la bouche pour parler de son enfant.

J'ai donc fait comme beaucoup de femmes l'amère expérience de cette posture que beaucoup de gens adoptent vis à vis de tout ce qui touche de près ou de loin aux enfants et à la maternité.

Et cette expérience m'a mise en colère parce que j'ai compris à quel point les fondations de cette posture sont souvent misogynes.

Alors qu'il y a dans l'observation des tout petits des milliers d'enseignements à retenir et de choses de la vie à redécouvrir.

J'ai compris, découvert et redécouvert tant de choses avec mon fils que l'observer me fascine.

Bébé célibataire à 30 ans

Poke poke poke - je renvoie plusieurs fois par jour des pokes mi amusée mi consternée.

On est en juin 2011 et je suis officiellement passée célibataire sur facebook il y a peu de temps, moi qui incarnait la meuf mariée et en couple à vie dans la tête de mon entourage.

Après 10 ans de couple avec la même personne, j'étais redevenue célibataire à 29 ans (bientôt 30) pour la première fois depuis mes 18 ans.

Un vrai bébé célibataire, pour qui les techniques de drague s'étaient arrêtées à celles du lycée à l'aube des années 2000 :

Les petits mots plein de sous entendus écrits au stylo 10 couleurs dans les agendas
Les "tu veux sortir avec moi" murmurés sous le préau
Les "smacks" (non pas les céréals)
Toute une classe qui mate et commente le couple nouvellement formé à travers la cour
Les baisers langoureux dans les couloirs avant les cours
Les appels sur le fixe de la maison avec toute la famille qui peut rép… Lire la suite...

Désordres alimentaires

"Finis ton assiette !" "Mange au moins cette moitié de viande !" "Tu ne sortiras pas de table avant d'avoir mangé ta purée", "tu peux y passer la soirée je serai patient !"

Ces phrases là je les ai entendues chaque jour que dieu fait jusqu'à mon entrée au collège.

J'ai toujours cru que c'était moi qui déconnais, qui avais un problème avec la nourriture.

Mais depuis que je suis devenue maman, comme pour beaucoup d'autres aspects de ma vie je réalise que non : c'est la façon dont on nous élevait dans les années 80 qui n'était pas toujours super saine.

J'ai beaucoup appris toute cette dernière année sur la lâcher prise avec la bouffe et mon fils qui ne voulait pas manger.

Et ça m'a beaucoup aidée à "digérer" cette souffrance qu'on m'a affligée pendant mon enfance à chaque repas.

Je fais alors la paix avec la peti… Lire la suite...

Ma tambouille de Mars 2021

Ce mois de mars a été un mois très calme.

Après le lancement au grand jour de cet espace en février j'ai enfin un peu levé le pied qui ne m'était pas arrivé depuis près d'un an. Ça m'a fait un bien fou (c'est toujours difficile de lever le pied avec son entreprise).

J'ai quand même un peu travaillé l'aspect communication autour de cet espace et commencé à gérer (surtout psychologiquement) les désabonnements.

Mes projets personnels ont pas mal avancer je me suis même lancée dans un nouveau loisir.

Dans cet article tambouille ce mois ci il sera donc principalement question de communication et de psychologie liés à cet espace mais aussi les projets qui me font toujours un peu vivre comme instagram, les opés auxquelles je participe et leurs tarifs en toute transparence !

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La pomme empoisonnée et le crapaud qui se transforme en prince

Il y a des choses que j'ai souhaitées toute ma vie qui se sont finalement avéré être des poisons et d'autres tant redoutées qui m'ont été salutaires.

C'est fou comme on peut parfois à ce point se tromper.

Par exemple, toute mon adolescence j'ai fantasmé les surprises d'anniversaire comme on les voit dans les films et les séries, je trouvais ça génial tous ces gens qui se sont agités en coulisse pendant des semaines rien que pour vous.

Je trouvais ça fou cette idée d'arriver chez soi, d'allumer la lumière et que tout le monde soit là et crie "Surpriiiiiiiise" en coeur en vous jetant des cotillons.

Et je l'ai eue ma surprise, je l'avais pas vue venir du tout, et ça n'a pas été du tout ce que j'avais imaginé : je l'ai très mal vécu.

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Madame Mim

J'ai revu Amélie Poulain récemment, je crois que je ne l'avais revu qu'une fois en 20 ans (oui 20 ans ouch) et je suis toujours autant amusée par la liste des choses que chacun aime ou n'aime pas au début du film.

Ce qu'ils aiment et n'aiment pas les rend uniques, humains, racontent des histoires tendres.

En re-visionnant le film je me suis mis comme à chaque fois à faire ma petite liste de ce que j'aime ou que je n'aime pas.

Sauf que moi ce ne sont jamais des choses que "je n'aime pas", ce sont toujours des choses que "je déteste" qui me viennent en premier à l'esprit.

J'ai toujours une forte aversion pour les choses qui me sont déplaisantes, et quand j'en parle ça me prend aux tripes.

Mon petit côté "roquet" comme s'amusent souvent à dire mon mec et ma soeur : je fais difficilement dans la demi mesure et je pourrais parler pendant des heures la bave aux lèvres de … Lire la suite...

Mon gosier de métal parle toutes les langues*

J'ai grandi avec l'idée que le temps ne faisait pas de cadeau, que j'allais vieillir prématurément si je laissais ne serait-ce qu'un orteil au soleil plus de 30 secondes, et j'ai cru dur comme fer dès mes 15 ans que je serais périmée à 40.

Les 40 ans c'est pour bientôt : je soufflerai mes 40 bougies à la mi décembre cette année juste avant le prochain hiver.

Alors comment ça se passe concrètement ? Comment après tant d'années à redouter le temps qui passe je vais passer cette barre que beaucoup de femmes redoutent ?

Je n'y pensais pas trop jusqu'il y a peu, quand mes 40 piges sont venu me mettre un petit coup au visage en avance et sans prévenir.

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Le nombril et les larmes

Ça va vous sembler étrange mais j'ai toujours ressenti un semblant de honte et de gêne à raconter ma vie comme si elle était fascinante. J'ai toujours eu cette petite voix au fond de moi qui me demandait si vraiment ça intéresse les gens mon expérience personnelle ?

Ça me prend parfois, j'écris un article, je le publie et je me dis "et voilà encore à monologuer sur ta petite vie, t'en as pas marre de te regarder le nombril ?".

J'ai beau toujours essayer d'ouvrir cette expérience sur un débat ou d'en faire un moment de partage, souvent je me dis "nan nan nan ma fille c'est ni plus ni moins ton journal intime, et ça intéresse qui tes élucubrations ?"

Un peu comme la serveuse automate qui parle à Ziggy : "est ce que tu crois que ça suffit ta vie ?"

Je navigue entre ces eaux depuis 15 ans :

  • La première année sur mon blog je n'ai rien raconté de moi car je trouvais ça ridicule.… Lire la suite...

Moi qui voulais tant une fille

J'ai récemment réalisé au détour d'une lecture sur l'éducation anti sexiste que la préférence d'un genre ou d'un autre pour ses enfants était très mal vue en Finlande et qu'en France on avait des attentes qui frôlent l'indécence en la matière.

Damn ! Je l'attendais pas celle là moi j'ai toujours cru que c'était parfaitement légitime d'avoir une préférence et je n'avais jamais réfléchi à ces attentes qui oui quand on y réfléchi deux secondes sont effectivement sexistes.

J'ai grandi dans une famille où "on préférait les garçons" du côté paternel et où les femmes étaient les fortes têtes du côté maternel.

J'ai grandi dans l'idée qu'avoir un garçon c'était nul et qu'avoir des filles c'était le graal.

Mais mon expérience de la maternité m'a enseigné tout l'inverse et j'ai depuis beaucoup questionné l'idée qu'il était normal d'avoir des préférences de genre pour un enfant à naître.

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