Vanité(s)

Sur mon blog puis sur Instagram j’ai longtemps eu la fâcheuse tendance à vouloir exister mieux que les autres. Oui, inconsciemment sur Instagram, on essaie parfois de susciter plus que de l’intérêt chez les autres : aussi de l’envie… ...un super repas, un voyage, un nouvel objet, un vêtement, un moment joyeux… On a beau avoir les meilleurs intentions du monde et être hyper sincère en pensant qu’on veut juste inspirer les autres, parfois au fond on fait ça pour se sentir exister mieux que les autres. Je vois bien dans les comptes que je suis combien ils enjolivent leur quotidien. Parfois ça m’a atteint alors que je fais ça depuis des années moi ne montrer que les jolies choses de ma vie. J'ai longtemps eu du mal à partager des choses plus simples parce que je sentais que ça n'intéressait personne alors je … Lire la suite...

Surfer sur la vague

La peur de regretter ma vie "d'avant" est, je crois, ce qui a le plus repoussé mon projet de maternité.

Je savais qu'avec un enfant la vie changeait à un point qu'on ne pouvait imaginer avant d'y être pour de bon, et ce grand saut dans une toute nouvelle vie semée d'embûches m'effrayait au plus haut point.

Pour moi c'était un peu le voyage d'une vie, qu'on fait sur un des rares chemins où il n'y a aucun demi tour possible et dans lequel on embarque quelqu'un qui n'a rien demandé à personne sur le siège passager.

Alors j'ai pensé et pesé les choses pendant un moment : et si tu n'aimais pas ton enfant ? Et si tu regrettais ta vie d'avant ? Et si le poids des responsabilités t'écrasait ? Est-ce que tu es prête à avoir un enfant dans la société dans laquelle on vit ? Comment tu vivras le sexisme à travers ce nouveau prisme ?

J'avais peur que ma vie change au point de regretter l'existence que je menais auparavant et de voulo… Lire la suite...

Midi à quatorze heure

De toutes ces petites choses qu'on met au mois de janvier sur sa liste des bonnes résolutions un jour j'ai décidé de cocher une petite case : boire plus d'eau au quotidien

D'abord j'ai essayé de me fixer des objectifs raisonnables.

Puis j'ai observé mes habitudes de vie et essayé de comprendre pourquoi je buvais si peu d'eau au quotidien alors qu'on me serine partout depuis des années qu'il faut boire entre 1 et 2L d'eau par jour.

Je me rendais bien compte du ridicule de la situation : j'ai l'eau courante et potable chez moi en tournant un simple robinet et j'avais le toupet de pas penser à boire de l'eau régulièrement dans la journée comme une enfant gâtée.

Quand je me suis mis à parcourir les sites de gourdes connectées (!!!) et d'applications de reminder qui font "plouf" pour te faire penser à boire, je suis dit qu'on était un peu à l'aube de l'extinction de notre civilisation un peu.

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La collectionneuse

C'est au détour d'une pub dans un magazine que ma passion dévorante pour la collection s'est réveillée un jour. Je devais avoir 12 ans. Tous les mois je pillais les magazines de ma mère de ses pubs sur papier glacé et je rangeais mon butin dans les pochettes transparentes de mon classeur. Mon graal ultime c'était les pubs Morgan, c'était ma proie rêvée, ma bartavelle. Et quand  l'envie d'étancher ma soif d'excitation liée à la découverte d'un de mes graals me prenait, j'avais un terrain de jeu à portée de main tout trouvé : la collection de magazines de ma mère qu'elle gardait à la cave. Je sais pas ce que vous faisiez le dimanche après midi quand vous étiez ado mais moi j'ai passé une grande partie de mon temps dans la cave ultra glauque de l'immeuble où on habitait, installée devant une pile de magazines sur un siège de camping à rallumer toutes les 60 secondes la minuterie de la lumière en quête de mes graals. J'avais quelques 250 … Lire la suite...

La fabrique des souvenirs

"It's a poor sort of memory that only works backward" said the Queen of Hearts

Quand j'étais petite ma mère avait rempli un petit album bébé avec toutes mes premières fois, mes premiers mots, les petites choses que je faisais, quelques photos.

J'adoooorais lire cet album avec elle j'avais l'impression que c'était une sorte de livre sur ma vie.

Depuis que mon fils est né je me fais un devoir de documenter tout ce qu'il fait. Pour lui, pour moi, pour la famille.

J'ai d'abord décidé de ne pas faire de photos trop "léchées" comme j'avais l'habitude de faire depuis 10 ans.

D'abord parce que, j'ai bien essayé, mais c'était épuisant de le faire poser bébé et en plus ça lui plaisait pas du tout. Plus le temps qu'il fallait pour se mettre devant un joli cadre ou un fond neutre dans mon mini app… Lire la suite...

La vie sans écrans

Enfin que dis-je "sans" est-ce réellement possible aujourd'hui ?

La vie avec "moins" d'écrans plutôt.

Dans le tsunami qui nous a déferlé dessus et a complètement changé nos vies quand on est devenus parents avec mon mec il y a eu dès la première vague la questions des écrans.

En particulier nos téléphones et le grand écran du salon sur lequel on était toujours en train de tourner une émission en replay, un film, une série ou un documentaire.

Je savais que ce serait difficile.

Et ça l'a été.

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Petite copieuse

Entre s'inspirer vaguement des autres et les copier honteusement il y a une limite à ne pas franchir...

...du moins c'est ce que j'avais toujours pensé.

"Copier c'est mal" nous apprend-t-on à l'école quand il est question de ne pas regarder la feuille du voisin pendant une interro, un contrôle ou un examen.

Très tôt j'ai intégré que ça ne se faisait pas et si je l'ai fait je me suis bien gardé de m'en vanter.

Jusqu'à l'âge adulte où les choses se sont sacrément compliquées puisque les frontières entre la copie et l'inspiration sont venues sacrément se brouiller.

Voilà comment je suis passé de "copier c'est la honte" à "les idées appartiennent à tout le monde", comment j'ai appris à trouver l'inspiration tout en gardant de mon originalité, pris parfois de plein fouet des gens qui pompaient intégralement mon travail ou ceux qui m'accusaient de cop… Lire la suite...

Laisse ça fillette je vais t’aider

J'ai assez peu consciemment souffert de sexisme à l'école ou dans le monde du travail.

J'en ai certainement fait l'expérience car en matière d'avenir et de projection il était plutôt rare dans les années 80-90 qu'on pousse les filles vers des études scientifiques par exemple mais ça a dû être le fait de professeurs ou parents d'élèves car dans la famille très matriarcale où j'ai principalement grandi avec ma mère on m'a toujours encouragée à faire ce qui me plaisait.

Ma grand mère qui a toujours été un modèle pour moi avait dû renoncer à ses études de médecine dans les années 50 car elle a eu des enfants très jeune.

Et elle m'a toujours dit que j'étais aussi capable qu'un garçon dans n'importe quel domaine, notamment les sciences.

Je n'ai donc jamais eu de complexe fille / garçon dans le domaine scientifique ou technique quand j'étais jeune.

J'en ai plutôt fait l'expérience … Lire la suite...

Plus grandir

"Pourquoi elle veut pas grandir la dame" ?

Je sais pas ce que je foutais à 8 ans devant cet horrible clip de Mylène Farmer dans le salon avec ma mère fan de l'artiste mais je me souviens du malaise que m'a toujours évoqué cette chanson dont je ne comprenais pourtant pas bien les paroles (et heureusement...).

"Plus grandir pour pas mourir, pas souffrir".

Youpi banane ! Joyeux programme Mylène !

Très tôt j'ai associé à l'âge et au temps qui passe une idée franchement pas joyeuse voire morbide.

Et parmi ces idées il y avait celle que la vie allait arrêter d'être rigolote à un moment, qu'il faudrait grandir, arrêter de jouer, de s'amuser.

C'est bizarre quand j'y repense aujourd'hui, j'ai l'impression que la p&… Lire la suite...

Le vilain petit canard

J'ai ressorti et relu récemment mes journaux intimes comme je le fais religieusement tous les 2-3 ans et il y a quelque chose sur lequel je me suis arrêtée pour la première fois depuis longtemps.

Vous savez ces images ou ces endroits devant lesquels on passe tout le temps et qu'on ne voit presque plus, et dont un détail vous saute soudain aux yeux comme ça arrive aux enquêteurs dans les séries américaines qui ont une révélation en regardant pour la 100e fois une photo qu'ils ont sous le nez depuis le début.

Et bien ça m'a fait la même chose.

Après avoir lu et relu ces journaux pour la 100e fois au moins j'ai remarqué un détail que je n'avais jamais vraiment vu ces 30 dernières années parce que j'avais probablement préféré l'oublier.

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