fbpx

Mon enfant est un génie

Quand à 30 ans on m'a diagnostiqué mon T.D.A.H (Trouble de l'Attention Hypéractive) ça a fait l'effet d'une bombe dans ma vie. J'ai revu mon enfance sous un prisme différent.

J'ai par exemple cru toute mon enfance que j'étais trop turbulente, pas assez concentrée ou attentive parce que je faisais pas assez d'efforts... En réalité j'essayais de faire la course avec les autres, un boulet invisible vissé au pied.

J'étais différente, et comme m'a dit la psychiatre qui m'a diagnostiquée : neuro-atypique

Mais quand j'étais petite on ne diagnostiquait pas vraiment le T.D.A.H qui était vu uniquement comme un trouble du comportement et rien de plus.

J'étais précoce, mes parents étaient super fiers de mon test de Q.I.

Mais ma précocité était la conséquence de ce trouble qui m'a pourri la vie toute mon enfance (et soyons honnête rend pas ma vie d'adulte hyper facile avec les autres).

C'est loin d'être une bénédiction, ça aurait pu très mal t… Lire la suite...

Laisseeez moiii glandeeer

C'est impossible quand tu es parent de te réveiller le matin en te disant "si je restais au lit à rien faire et que je mangeais que des céréales toute la journée ?"

Impossible également de décréter que ce week end c'est la flemme absolu sous un plaid à lire et regarder des films en mangeant des chocolats.

Non le week end tu dois :

  • aller chercher l'enfant qui t'appelle dès potron minet alors que la couette te serre dans ses bras amoureusement
  • lui préparer son petit déjeuner
  • l'habiller (enfin lui courir après entre chaque élément parce que tu es une sorcière et lui un lapin malin)
  • Goûter aux sandwich de pâté chocolat fraise qu'il te prépare dans sa mini cuisine
  • Aller te peler les fesses au parc en regardant le toboggan les yeux viterux
  • Prévoir les repas de la journée
  • Racheter tout ce qui manque dans le frigo
  • L'écouter taper sa symphonie des enfers sur son mini piano avec cendrillon
  • Faire des tour eiffel de Duplo et l'&… Lire la suite...

La poupée en haut de l’escalier

Est-ce que vous avez un souvenir vraiment effrayant de votre enfance ?

Quelque chose qui a torturé votre imaginaire pendant de longues nuits sans sommeil à vous cacher sous la couette en vous recroquevillant pour que vos pieds ne s'approchent pas du rebord de cette barrière de coton et de plumes que vous aviez érigée entre cette atmosphère de possibilités et vous ?

Je ne compte pas ces nuits, il y en a trop eu.

J'ai eu des terreurs nocturnes jusqu'à mes 18 ans.

J'ai eu la trouille de trop de monstres et de créatures dont on n'aurait jamais dû me parler quand j'étais petite.

Quand j'y repense aujourd'hui et quand je vois comment j'essaie de protéger mon fils au maximum de ce qui pourrait l'effrayer à un âge où il n'a pas la capacité de gérer certaines informations, je me demande comment ça a pu arriver.

Et il y en a une en particulier à laquelle je peux encore penser aujourd'hui : la poupée de porcelaine habillée de bleu qui me regardait avec ses yeux ronds dans la maison chez mon père. Lire la suite...

Le p’tit deuxième

"Alors vous l'avez prévu pour quand le 2e ?" ce n'est pas tatie Michelle ou l'épicière du coin qui m'a posé cette question l'an dernier mais la gynéco que j'allais voir pour un frottis.

La tournure de sa question m'a vraiment mise sur le cul.

Mais ça ne m'a pas empêchée de lui répondre du tac o tac : "déjà il faudrait savoir si j'en veux un deuxième".

C'est fou non ? Que les gens partent du principe qu'on va enchaîner comme ça les grossesses sans se demander une seule seconde si on en a envie, comme si c'était la seule voie possible.

Je suis ressortie de ce rendez vous énervée mais ça m'a travaillée.

Est-ce que j'en voulais moi un deuxième enfant ?

Lire la suite...

Dame patience

Devenir parent te fait gagner en quelques mois ta ceinture noire de constance, de tolérance et de résignation.

Tu deviens patient puissance 3000 sinon tu peux pas survivre.

Survivre au ramassage permanent de tous les objets jetés par terre par ton héritier à chaque repas, à la cuillère de purée que tu prends dans la figure pour la 10e fois, aux cris à 2cm de ton oreille, aux petits jouets vicieux sur lesquels tu marches dès potron minet, à tout ce que tu dois répéter 40.000 fois par jour avec le sourire, au manque de sommeil, aux coups de boules de ta petite brute d'amour qui a pas fait exprès...

Je pensais pas que je serais capable de faire preuve d'autant de patience, je pensais vraiment pas que j'avais ça en moi, je redoutais même...

Lire la suite...

Tout va changer mais c’est ok

J'ai longtemps repoussé la maternité parce que je voyais la perspective de ces changements immenses qui allaient intervenir dans ma vie comme une véritable roulette russe.

Je me disais que tout allait changer, pas toujours pour le mieux et que j'allais regretter.

Sauf qu'il y avait un truc que j'ignorais : c'est que je n'allais pas intellectualiser ces changements.

Avant d'avoir mon fils je me posait des questions touuuuuut le temps et j'avais le loisir immense de passer des plombes à faire un choix. Ce que je trouvais parfois terriblement paralysant.

Depuis que je suis parent j'ai l'impression de dévaler une piste rouge sur mes skis et que quoi qu'il arrive, quelles que soient les décisions que je prends ça continue à avancer à toute allure : donc j'ai plus le temps d'ergoter.

Avec un enfant tout avance en permanence y a pas de pause possible.

Alors le changement n'est plus une grande source de réflexion et de stress : c'est le quotidien.

Quand tu es pas préparé à ça c'est un peu violent la première année : tu es l&agra… Lire la suite...

De mère en fille

Hier je parlais à ma soeur de ma très regrettée grand mère, celle qui était pour moi comme une seconde maman.

Je regardais mon fils arroser les plantes et à chaque fois qu'il fait ça avec passion j'imagine combien il aurait adoré faire ça avec ma grand mère qui avait un jardin si joli, dont elle prenait soin avec tant d'affection.

Alors je me perds dans ce jardin, et je suis rattrapée par la réalité : elle n'est plus là, elle n'aura jamais rencontré mon ptit bout, elle n'aura jamais fait "tic tic tic" en lui chatouillant les pieds, elle ne lui aura jamais donné la becquée comme elle l'a fait tant de fois quand elle s'occupait de moi enfant.

Je n'aurais jamais cru que devenir parent et surtout "maman" allait remuer tant de choses en moi vis à vis de ma famille avec laquelle j'ai pris mes distances depuis longtemps (par indépendance et besoin de tracer ma route).

Je me croyais libre de toutes ces attaches familiales et la maternité… Lire la suite...

Les médailles

Je n'ai jamais autant détesté être une femme qu'en devenant mère.

Enfin non pas exactement, ça a commencé dès la grossesse mais on va pas chipoter.

Je ne sais pas si j'ai vécu dans ma bulle pendant toutes ces années mais avant de tomber enceinte le sexisme ne m'avait pas beaucoup affectée.

Enfin non pas exactement : j'ai souvent eu peur en rentrant le soir tard dans la rue, mes arguments ont déjà été décrédibilisé par un adversaire masculin au seul prétexte que j'étais une femme et on a déjà essayé d'abuser de moi quand j'avais un peu trop bu.

La base quoi.

Mais pour le reste, je crois que de vivre dans un petit quartier tranquille, d'évoluer dans un milieu socio culturel très éveillé aux questions du sexisme et de travailler à mon compte (exit les collègues relous) m'ont isolée d'une grosse partie du problème.

Je ne m'attendais pas à voir arriver ce raz de marée d'injonctions et d'inégalités en devenant … Lire la suite...

Ignorer ce qui (me) dépasse

Le cadre qui me tranquillisait et permettait à mon esprit de ne pas trop déborder vole régulièrement en éclat depuis que je suis devenue parent.

Et j'essaie de composer avec mon besoin vital d'avoir des règles à la Monica Geller et la nécessité de m'en affranchir pour ne pas empêcher mon fils de dormir sous prétexte qu'il oublié de reboucher ses feutres.

Voilà comment j'ai trouvé un juste milieu entre un intérieur rempli de jouets en plastiques aux couleurs criardes qui clignotent, font pouêt, tut, waf waf et un intérieur assorti peuplé de jouets en bois pastels où la moindre peluche jaune n'a pas droit de cité

Comment j'ai survécu à la diversification (et la DME) et aux murs mouchetés de bouffe alors que j'étais maniaque as fuck.

Comment j'ai, je l'espère réussi à donner à mon fils de l'autonomie en faisant fi du besoin de contrôle que j'avais sur à peu près tout.

Lire la suite...