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“Madame c’est une virilose”

Ça fait quelques temps que ça couve mais ça y est : je supporte plus mais alors vraiment plus les hommes de manière générale.

Alors, moi qui ai pour mission d'éduquer un petit garçon pour qu'il devienne un homme qui ne pense pas que tout lui est dû j'ai un peu décortiqué ce qui me fait sortir de mes gonds avec la gent masculine.

Je ne veux pas élever un "gentil garçon".

Les gentils garçons, on sait ce que ça donne : des hommes persuadés d'être irréprochables parce qu'ils ne sont pas violents alors que le maximum qu'on attend d'eux est le minimum de ce qu'on attend d'une femme.

Je veux élever un garçon qui comprend que l'espace, le temps et l'attention des autres ne lui sont pas dus.

Un garçon qui ne considère pas que traverser la route en regardant son téléphone est normal parce que quelqu'un d'autre s'écartera.

Un garçon qui ne parle pas plus fort qu'une femme pour gagner un débat.

Un garçon qui ne s'improvise pas professeur dès qu'… Lire la suite...

You don’t own me

"La salope éthique" quand j'ai vu ce titre je me suis dit qu'il fallait absolument que je lise ce livre, traduction littérale de l'original "the ethical slut".

Quand je me lance dans quelque chose d'ambitieux je ne le fais jamais à l'aveuglette.

En bonne éternelle première de la classe je cherche les meilleures parutions sur le sujet, je lis des articles, j'écoute des podcasts, j'achète des livres je me documente.

J'ai été un an 1/2 en relation libre et ça m'a appris énormément de choses : sur moi même et mes blessures profondes, sur la notion de liberté, le rapport à l'autre, l'amour de soi, de son partenaire, la place de l'amitié, ainsi que l'histoire du couple et la "domestication" des femmes.

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Avaler la pilule

J'ai toujours eu la médication en horreur, je me suis toujours méfiée des traitements et du danger que représentent les entreprises pharmaceutiques dont la motivation n'est PAS la philanthropie.

Ma mère mélangeait tout et n'importe quoi et s'auto-médicamentait en permanence.

Et quand j'ai été en âge de le faire j'ai refusé qu'elle me donne des traitements qui n'avaient pas été prescrits par un médecin, même le Doliprane c'était non.

J'étais très extrême sur le sujet, et je me suis pas arrangée quand j'ai eu un enfant.

Mais depuis ce putain de cancer du sein je suis passée contrainte et forcée de l'autre côté du miroir 

Là où il y a écrit en gros : "JE SUIS PAS VENUE ICI POUR SOUFFRIR OK ?"

Je lésine donc pas sur les traitements pour contrer les effets de merde du Tamoxifène (qui vise à réduire de moitié mon risque de récidive) qui ressemble en gros aux effets de la ménopause.

Dont les méde… Lire la suite...

Toxic

"It's getting late to give you up
I took a sip from my devil's cup
Slowly, it's taking over me"

En 2024 j'ai enchaîné les mauvais choix relationnels avec Raoul le pervers narcissique, suivi de près par Gaëtan dont le comportement provoquait les mêmes effets toxiques.

Le premier faisait ça par stratégie, le deuxième malgré lui.

Moi qui ai eu la chance d'avoir une vie amoureuse heureuse avec des mecs amoureux, respectueux, investis et équilibrés j'ai attendu d'avoir 42 ans pour comprendre combien les relations romantiques pouvaient vous détruire.

J'ai été en petits morceaux, et lâchée par celui qui disait m'aimer en plein cancer.

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Déjà vu

Je pose mon téléphone, je blêmis et éclate en sanglots.

"Présence de cellules anormales"

C'est sans ménagement et par e-mail que mon gynéco m'annonce que je dois passer une colposcopie pour vérifier que l'infection au HPV détectée n'est qu'un lésion de bas grade (pas cancéreuse).

Mais quel connard !

C'est lui qui m'a annoncé mon cancer en juin dernier, il connaît mon passif comment c'est possible de faire un truc pareil.

Quatre jours plus tard je décolère pas.

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Early menopause

"Et pour les effets secondaires ?"

"On verra"

Hahaha non vous me verrez plus.

Et hop je sors de la consultation avec mon oncologue à l'hôpital les yeux encore rouges de colère en pliant sèchement ma prescription dans ma poche.

Je me suis énervée comme j'avais encore pas osé dans cet hôpital.

Mais j'en ai ma claque de subir leurs protocoles de merde.

"J'en ai marre qu'on me paternalise, c'est ma santé et je suis pas une enfant"

Il a pas compris quand j'ai prononcé cette phrase en serrant les dents avec les larmes aux yeux.

"Mais je vous paternalise pas" qu'il m'a répondu.

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I will survive

« I’ve got all my life to live, and I’ve got all my love to give. And I’ll survive, I will survive, oh »

Et crac c’est en pleurant à chaudes larmes en entendant cette phrase à minuit que j’ai passé les premières minutes de 2026.

Je savais que le réveillon allait me faire quelque chose, que j'allais repenser à l'année dernière quand on m'a souhaité une "bonne santé" et que je savais pas ce qui m'attendait.

Et même si j'étais heureuse de clore cette année de merde, je savais que psychologiquement, ouvrir un nouveau chapitre vers une nouvelle année allait me faire peur.

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Trop de bonheur ?

And just like that... notre héroïne fut propulsée dans les étoiles.

Les scénaristes de cette 44e saison n'y étaient décidément pas allés avec le dos de la cuillère : une relation toxique, un cancer, une tumorectomie, une infection et une rupture à 15 jours d'intervalle, puis un coup de foudre, le début d'une grande histoire d'amour et une annonce de rémission pour son anniversaire.

Même les pires téléfilms de noël sur M6 n'avaient pas osé.

J'aurai jamais imaginé me retrouver sur un tel roller coaster de la vie cette année, je suis descendue en trombe très très bas, je fais une grosse remontée pleine de joyeux loopings là et j'aimerais que le tour soit terminé sinon mon petit coeur va pas tenir.

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Le lac des signes

Ce mois de novembre c'était comme si la vie avait décidé de se racheter très fort après m'avoir vraiment pas fait de cadeau les 12 mois qui ont précédé.

Il y a des mois qui s’ouvrent comme des trappes, et d’autres comme des fenêtres. Celui-là ressemblait à une éclaircie improbable, alors que la nuit s'est mise à tomber plus tôt dans la journée.

La vie m'a surprise, et pas qu'un peu...

Tout ça la première semaine de novembre où trois cadeaux me sont tombés du ciel comme dans un conte.

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Retour vers mon futur

Il était là debout au bout de la table en train de dessiner, il préfère toujours dessiner debout.

Il s'appliquait, en tirant légèrement la langue comme faisait mon grand-parent quand il était concentré sur une tâche minutieuse.

Ah l'hérédité comme c'est drôle, mon fils n'a jamais vu mon grand-père, il ne l'a donc jamais vu faire...

Et puis, voir mon grand-père chez mon enfant en train de dessiner c'est un peu magique.

Il était en train de dessiner une citrouille d'halloween, sans modèle, avec un effet de volume assez réussi, et j'ai pensé avec toute l'objectivité de la mère louve que je suis "qu’il dessine bien on p'tit chat, et avec assurance".

Et j'ai repensé à celle que j'étais à son âge, moi qui avais aussi un bon coup de crayon, mais qui ai ensuite perdu l'amour du dessin parce que je manquais de confiance en moi.

Et je me suis dit "tiens j’aurais donné quoi moi dans la vie avec l'éducation que je lui donne ?"

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