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Je te déteste

J'ai jamais vraiment été une blogueuse "feel good" comme disent les annonceurs vu que je râle H24 et je m'étonne de ne pas vous avoir encore soumis ma liste de Beatrix Kiddo.

Entendre par là des gens dont je ne cesserai jamais de me méfier et dont même aujourd'hui je serais capable de me venger.

Je sais pas si on a tous une liste noire, mais moi la mienne elle a commencé tôt et je trouve toujours fou à mon âge d'être encore capable de vous citer cette meuf qui m'a fait des crasses en terminale dedans.

Parce que je pense honnêtement pas être hyper rancunière : je passe facilement l'éponge quand quelqu'un présente des excuses sincères ou je me dis que certaines personnes sont bien tristes alors je les oublie.

Mais il y en a qui sont gravés dans ma mémoire pour toujours il faut croire.

Ce mec qui m'a attrapée par surprise à l'arrière de sa boutique, cette nana passée de fangirl à hater, celui qui a failli faire péter mon entreprise...

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La marionnette

Il m'arrive parfois d'avoir des éclairs de lucidité, des instants où mon cerveau percute et où l'évidence me frappe à grand coup de poing dans le bide.

Souvent c'est une photo qui me révèle soudain cette évidence pourtant sous mon nez depuis le début.

Et alors je repense à ces films où les enquêteurs re-regardent inlassablement les mêmes images de la scène du crime jusqu'à y déceler LE détail qui change tout.

Oui, voyez vous pour les détails de ma petite vie tranquille je n'hésite pas à faire de grandes comparaisons, parce que pourquoi pas si j'ai envie de rendre ma vie palpitante ?

Notre oeil voit mais notre esprit nous trompe.

Parfois parce qu'il est occupé à autre chose, d'autres parce qu'il vit dans le déni.

"Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir" comme disait ma grand mère.

Et donc j'en viens au bout de cette interminable introduction à la dernière photo qui m'a révélé l'amère vérité qu… Lire la suite...

La pire copine de la terre

Quand j'ai rencontré mon mec je pense que j'aurais pu avoir la palme de la pire copine de la terre tellement j'ai été nulle avec lui.

A l'époque j'avais assez peu d'empathie et je comprenais pas trop les sentiments des autres.

Et si fort heureusement j'ai beaucoup appris avec lui et suis devenue, je pense, une bien meilleure personne à son contact, quand on s'est connus c'était pas la même limonade.

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Material girl

Hier j'ai enfin franchi le pas ! Mais ça m'a fait tout drôle de contempler ce que je venais de jeter à la poubelle et tout ce que ça symbolisait.

Un étrange mélange de : "mais pourquoi tu l'as pas fait plus tôt ?" et de "vraiment t'es sûre ?"

J'ai dû rester 10 secondes silencieuse à tenir le bac de recyclage ouvert en contemplant ce tas, pensant à tout ce que ça représentait et le "mais pourquoi tu l'as pas fait plus tôt" a pris le dessus, je l'ai refermé sereine.

J'avais mis tout ça dans des boîtes il y a 3 ans pour les conserver précieusement.

Mais à l'aube d'un nouveau déménagement il m'a soudain semblé évident que je ne déplacerais pas ces cartons et leur contenu une nouvelle fois.

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Superstitions

La première fois que j'ai pris conscience de mes petites superstitions c'était pendant ma grossesse.

Avant j'étais convaincue d'être quelqu'un de totalement cartésien qui ne croit en rien et je pensais que les superstitions n'étaient ni plus ni moins de l'obscurantisme.

Oui j'ai longtemps été vraiment sans concessions et gavée de certitudes, et je vois avec bonheur que j'ai perdu de cette rigidité ces 5 dernières années (non pas que je suis devenue sage, c'est la parentalité qui à assoupli mes lignes à grands coups de pieds aux fesses).

Il faut dire que j'avais rencontré assez peu de difficultés dans ma vie, et même une en particulier : le désespoir.

C'est le désespoir qui m'a fait entrevoir mes propres superstitions et comprendre que j'en avais plein et ce depuis de nombreuses années.

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Autruche

Il y a 10 ans quasi tout pile j'ai amorcé un changement qui peut sembler un peu anodin mais qui a pas mal changé ma vie : j'ai appris à attendre.

J'ai appris tout doucement les 5 premières années

et tout s'est accéléré ces 5 dernières années parce que j'ai traversé un paquet de grosses galères bien vénères qui m'aident aujourd'hui à relativiser et à me dire que tout va bien se passer.

Genre attendre 3 jours interminables de savoir si oui ou non je vais devoir subir une interruption de grossesse avec accouchement et tout le tintouin (A.K.A l'horreur absolue)...

...je pense que ça transformé n'importe quelle attente de 2h de massacre des 4 saisons de Vivaldi au téléphone avec une administration en charmant petit concert.

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La folle

Pendant très longtemps ne pas être et ne pas faire comme tout le monde m'a placée du mauvais côté de la barrière.

Enfant on a instinctivement envie de faire partie du troupeau sans avoir la tête qui dépasse, puis ado on voudrait carrément se transformer en caméléon.

Moi j'avais beau avoir envie d'être comme tout le monde je crois que j'en étais tout bonnement incapable et j'étais pas du genre à me recroqueviller quand on me rejetais mais plutôt à rebondir contre le mur.

Et j'ai pas trop changé aujourd'hui je crois qu'il suffit qu'on critique ce que je fais pour que je le revendique haut et fort, d'autant qu'avec l'âge j'en ai carrément plus rien à cirer de ce que pensent les autres des décisions que je prends (hormis bien sûr les gens qui comptent pour moi et qui me veulent du bien).

Après avoir été harcelée pendant 3 ans à l'école primaire par profs et élèves j'ai décidé en entrant au collège que c'était termin&eacut… Lire la suite...

En traversant le miroir

J'ai raconté plusieurs fois comment la petite chenille que j'étais s'est transformée en papillon en 2011, un an après mon arrêt de la pilule.

A chaque fois j'ai raconté un peu comment je me suis sentie différente, plus aventureuse, prête à manger la vie, comme si, en découvrant soudain mon potentiel, j'avais cassé les murailles que j'avais érigées autour de moi grâce à mon couple pour me protéger du monde extérieur.

Un an après avoir arrêté la pilule j'ai lâché mon job pour devenir entrepreneuse, je suis partie en Australie au bout du monde puis j'ai quitté mon mari.

Le tout en moins de 6 mois.

Ce que je raconte beaucoup moins c'est le petit papillon certes très décidé mais un peu paumé que j'étais quand je suis sortie de ma chrysalide.

J'étais ultra sûre de moi et animée d'une espèce de puissance que je n'avais jamais connue dans ma vie.

Mais soyons honnêtes je me suis un peu saoulée au nectar et j'aurais pu m… Lire la suite...

Mon petit confort

Pendant longtemps je me suis vue comme quelqu'un de sauvage, qui se moque totalement de son petit confort, eho je suis pas une pantouflarde moi ça va pas ou quoi ?

L'idée du confort, ou peut être juste le mot "confort" m'a toujours fait un peu peur, on ne dit pas que pour avancer il faut sortir de sa zone de confort ?

Je ne sais pas pourquoi j'avais cette idée de moi : dans ma tête j'étais toujours cette enfant qui passe son temps en forêt pleine de boue, à grimper aux arbres, construire des cabanes et à courir avec les chiens que je n'étais plus depuis belle lurette.

C'était un idéal resté bien accroché à mon esprit alors que je vis depuis 20 ans dans des petits appartements parisiens bien douillets que j'aménage et décore avec soin et dans lesquels j'aime avant tout rester ne rien faire sous un plaid en buvant du thé.

Je suis plus proche de Dolorès Umbrage qui habille son bureau de tapis, de rideaux et de napperons que de Hagrid dans sa hutte...

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La journée parfaite

Hier j'ai enfin fait cette journée parfaite que je fantasme depuis plusieurs mois.

Rien de bien fou, une journée de travail assez simple mais que j'ai pimentée à peu de frais.

Et je voulais vous parler de ça parce que j'essaie en vain de comprendre pourquoi je suis incapable de sortir de mes petites habitudes qui me satisfont peu, me frustre et m'engluent dans un quotidien dont je n'ai pas envie.

Ce qui est totalement fou parce que j'ai la possibilité depuis plus de 10 ans de travailler exactement dans les conditions que je souhaite, j'ai ce pouvoir sur mes journées de travail, mais ma volonté s'en saisit assez rarement.

C'est comme si je m'étais auto-enfermée dans une tour d'où je contemple un monde qui m'est accessible mais que quelque chose d'invisible m'empêche de toucher...

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