La collectionneuse

C’est au détour d’une pub dans un magazine que ma passion dévorante pour la collection s’est réveillée un jour. Je devais avoir 12 ans. Tous les mois je pillais les magazines de ma mère de ses pubs sur papier glacé et je rangeais mon butin dans les pochettes transparentes de mon classeur.

Mon graal ultime c’était les pubs Morgan, c’était ma proie rêvée, ma bartavelle.

Et quand  l’envie d’étancher ma soif d’excitation liée à la découverte d’un de mes graals me prenait, j’avais un terrain de jeu à portée de main tout trouvé : la collection de magazines de ma mère qu’elle gardait à la cave.

Je sais pas ce que vous faisiez le dimanche après midi quand vous étiez ado mais moi j’ai passé une grande partie de mon temps dans la cave ultra glauque de l’immeuble où on habitait, installée devant une pile de magazines sur un siège de camping à rallumer toutes les 60 secondes la minuterie de la lumière en quête de mes graals.

J’avais quelques 250 magazines à passer au peigne fin et à chaque fois que je tournais une page l’excitation était à son comble !

On le sent parfois quand un aspect de notre personnalité pourrait devenir totalement borderline voire carrément maladif si on n’érigeait pas des petites barrières autour pour tenter de se protéger de soi même.

Moi je le sais : mon petit côté obsessionnel est un des démons que je dois surveiller depuis de nombreuses années si je veux pas finir atteinte d’un syndrome de Diogène et ma passion réfrénée pour les collections est une façon pour moi de le libérer tout en douceur.

Mais parfois ça déborde et je me regarde comme en dehors de moi même en me disant : là ma fille tu vas trop loin!

Voilà toutes les fois où j’ai franchi la ligne jaune avec mes collections…

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