3 histoires embarrassantes (et un peu rigolotes) – crush edition

J’ai toujours aimé raconter ou qu’on me raconte des histoires de pieds dans le tapis.

Je trouve ça très bon d’en rire pour exorciser la honte.

Du coup après mon article 3 histoires embarrassantes (et un peu rigolotes) en voici un autre “crush édition”.

Avec toutes les belles tartes à la crème de Pierre Richard que je me suis mangée là où j’aurais aimé être sexy comme Salma Hayek dans Une nuit en enfer.

L’ongle qui se cachait quelque part

Je me suis débarrassée de pas mal de mes complexes à l’approche de la trentaine (j’en parlais en détail là) mais il me reste un petit talon d’Achille qui peut me faire me sentir toute nue parfois.

C’est mon pied droit, ou plus précisément son moignon d’ongle sur le gros orteil qui peut me complexer par moment.

J’ai eu un accident à ce pied quand j’avais 12 ans qui a définitivement endommagé cette partie de mon anatomie (dont je vous épargnerai les détails parce que c’est gore, ma soeur qui était avec moi a carrément eu une vision pendant cet accident tellement ça l’a traumatisée sur le moment).

Et pour y pallier je me pose un faux ongle vernis depuis une dizaine d’année pendant toute la période où je porte des chaussures ouvertes.

Maintenant je vais chez des professionnelles qui font un vrai travail de magiciennes en 5 minutes et ça dure les deux mois d’été que nous accorde la région parisienne.

Mais au départ, avant de savoir qu’il ne m’en coûterait que 5€ je m’étais mis en tête de faire ça moi même.

Je m’étais donc acheté des faux ongles de taille XXL, de la colle et toutes les semaines je me faisais un faux ongle que je collais sur mon petit bout d’ongle disgracieux.

J’étais pas une pro, c’était pas top et surtout parfois l’ongle se faisait la malle et je me retrouvais comme toute nue dans la rue quand je réalisais qu’il avait disparu dévoilant la faille que je voulais cacher aux yeux du monde.

J’en avais donc toujours un de rechange avec un mini tube de colle forte sur moi au cas ou.

Je me souviens de ce mariage où j’étais toute pomponnée et où j’ai réalisé sur le parvis de la mairie que mon pied était dans sa jolie sandale à talon sans son indispensable armure.

J’étais mortifiée et j’ai l’air constipée sur toutes les photos de groupe parce que j’avais l’impression que TOUT le monde ne voyait QUE ça et me trouvait dégoûtante, en attendant de pouvoir aller me cacher dans les toilettes pour me refaire une beauté des pieds.

Et puis un jour il est arrivé ce qui devait arriver… un de mes souvenirs les plus honteux et ridicules qui soient.

J’étais allée à Lyon sur un coup de tête chez un mec dont j’étais un peu tombée amoureuse quelques semaines plus tôt sur les quais à Paris l’été où je me suis séparée de mon ex mari.

Un matin en prenant ma douche je regarde mes pieds et je constate que mon satané ongle s’est fait la malle.

“Ouf!” j’ai le nécessaire sur moi, je m’empresse de recouvrir ce moignon d’ongle que je ne saurais voir.

Mais soudain je suis prise de panique : “Où est ce fichu ongle et si il tombait dessus chez lui ???

Je sais pas pourquoi, j’avais en tête cet épisode de MYSTÈRES où une femme qui a été maraboutée retrouve un vieil ongle sous son lit et j’imaginais la même terreur pour ce mec s’il tombait sur ce vieil ongle dans son apart.

Alors qu’objectivement c’était un bout de plastique avec du vernis rouge dessus hein, rien de vraiment dégueu.

Mais c’était quelque chose de sale et de honteux dans ma tête.

Me voilà à retourner son appartement pendant qu’il est sorti faire quelques courses en stressant à mort à l’idée qu’il rentre et me prenne pour une folle qui fouille dans ses affaires.

Impossible de mettre la main sur ce fichu ongle.

Putain !!

Il rentre, j’ai l’air mal, il me demande ce qui se passe.

Et c’est là que je me suis retrouvée à faire une des confidences les plus ridicules de ma vie.

Je lui ai demandé de s’assoir, je me suis assise en face de lui.

Et j’ai commencé de la façon la plus maladroite qui soit “Bon c’est pas facile à dire, je sais pas comment te dire ça…

Il a dû flipper et penser que j’allais lui annoncer que j’étais enceinte vu la tête qu’il a fait.

Et me voilà à lui expliquer mon histoire et lui dire que je suis vraiment vraiment désolée mais qu’il y a un ongle en plastique qui se balade chez lui et que je suis vraiment hyper confuse.

J’avais l’impression d’avouer un secret honteux, en plus d’avoir laissé quelque chose de sale chez lui et que je n’allais plus être sexy du tout à ses yeux.

Je m’attendais à ce qu’il soit aussi dégoûté que la mère de Ross qui apprend qu’un morceau d’orteil de Chandler se balade dans sa cuisine.

Mais à la place de ce que j’avais imaginé il a éclaté de rire et m’a chambré avec cette histoire pendant des semaines à me raconter que haaaaaa il avait trouvé un ongle au secours.

Moi ça me faisait pas marrer du tout (même si j’étais soulagée qu’il s’en fiche royalement), j’ai eu honte pendant des semaines et quand j’y repense je me sens encore si ridicule que ça me met mal à l’aise.

Depuis j’ai fait pas mal la paix avec cette petite faille : je me suis forcée à sortir en sandales sans ce petit cache misère.

Ça ne me complexe donc plus vraiment quand je ne l’ai pas mais je me sens plus jolie et à l’aise avec quand même.

Prise la main dans le sac

Cette histoire est beaucoup plus ancienne mais c’est encore un gros fail avec un mec qui me plaisait et c’est tellement dur à encaisser quand tu essaie de séduire quelqu’un et que tu te prends une tarte à la crème dans la gueule franchement.

J’étais ado, je devais avoir genre 15 ans, on était à l’anniversaire de mon père dont un ami présent avait un fils de mon âge qui me plaisait depuis de nombreuses années.

Pour être honnête c’était un vrai fantasme pour moi ce mec, et même encore aujourd’hui c’est un de mes souvenirs les plus forts d’attirance à cet âge.

J’ai d’ailleurs jamais voulu voir de photos de lui à l’âge adulte pour garder sa mémoire intacte c’est vous dire un peu le délire.

Bref on était à l’anniversaire de mon père et je ne sais plus à quel moment en fin de soirée il me raconte qu’il a passé une heure ou deux à aider à faire la vaisselle et que c’était relou.

Moi j’étais trop contente d’avoir une interaction avec lui, je buvais ses paroles et ses histoires de vaisselle en bavant intérieurement sur ses bras et son petit air intello avec ses lunettes que je trouvais trop sexy.

Je passe bien sûr ma soirée à m’imaginer qu’à un moment on va finir par s’embrasser dans un coin ce qui n’arrive pas bien sûr.

C’est l’anniversaire de mon père et on va pas se mentir c’est pas le délire.

A un moment je m’ennuie et je me retrouve à discuter avec une tante à qui je me mets à raconter un bobard aussi nul qu’inutile.

Je sais pas pourquoi mais j’étais une fieffée menteuse quand j’étais jeune : j’étais capable de filer des mensonges à partir d’histoires que j’avais entendues et de me les approprier avec plein de détails comme si c’était les miennes.

Et je me faisais jamais, mais jamais attrapper.

Sauf ce soir là où je me suis fait gauler par la pire personne qui soit.

Donc pour une raison que j’ignore me voilà qui raconte à ma tante que holala j’ai passé des heures à aider à faire la vaisselle en début de soirée et que c’était relou. Et je débite tous les détails que j’ai entendus un peu plus tôt.

Quand derrière moi j’entends : “Houla mais ça c’est un GROS mensonge” 😨

Il était là, mon gros crush d’ado, il m’avait gaulée à raconter un mensonge totalement nul et inutile.

Je dois être honnête sur ce qui a suivi : je me souviens que je suis devenue violette de honte et après c’est le black out total. Mon cerveau à dû préférer oublier ce qui s’est passé.

Je me suis sentie comme la pire conne qui soit pendant des mois après ça.

Et lui ?

Et bien spoiler alert : on s’est péchos des années plus tard quand on avait 17 ans et ça a été une des expériences fondatrices de ma vie sexuelle et amoureuse (dont je vous parlerai peut être un jour mais j’en ai parlé brièvement dans mon épisode de Entre nos lèvres).

Comme quoi ce moment de honte ultime qui m’a mortifiée pendant des mois n’a eu absolument aucune conséquence.

La carte bleue sous la table

Retour à l’été de ma séparation et mes aventures de bébé célibataire car non je ne me suis pas arrêtée à mon aventure de l’ongle perdu.

Je sortais beaucoup beaucoup à l’époque en quête d’expériences et de rencontres en tout genre.

Me voilà dans un bar immense avec jardin où un ami d’ami que j’ai déjà croisé plusieurs fois fait le DJ pour la soirée.

Il m’a toujours plu et cet été là j’ai une confiance en moi que je n’ai jamais eu de toute ma vie : je me dis que je vais essayer de le draguer.

Sauf que j’ai toujours été la personne la plus nulle au monde en drague, la faute à ma fameuse histoire de galette.

Le mec m’a envoyé 4000 signaux pour me montrer que je lui plais depuis plusieurs soirées, mais comme toujours dans ma vie j’ai beau le vouloir, impossible pour moi de me montrer entreprenante.

À ma décharge, j’étais célibataire pour la première fois depuis mes 18 ans alors je m’en étais arrêtée à mes techniques de dragues et manigances de terminale à savoir :

  • Dégoter l’emploi du temps de ma target pour le croiser “par hasard” tous les jours dans les couloirs
  • Attendre en perm pour finir à la même heure que lui et échanger un regard dans le train
  • Faire des sous entendu que moi seule comprend dans des ptits mots dans les agendas

La drague des trentenaires j’y comprends rien, je suis une enfant.

Et ce mec qui me plaît et à qui je plais manifestement a l’air de pas trop vouloir faire grand chose. C’est le DJ de la soirée c’est le centre de l’attention, il a l’embarras du choix c’est à moi de me bouger.

J’enchaîne donc les trucs débiles : genre je renverse un cocktail sur son pantalon en allant discuter avec lui et nettoie mes bêtises (drague niveau 0 – Desperate Housewife edition – impact zéro)

Après plusieurs tentative de provoquer un rapprochement raté je m’avoue vaincue et pars prendre un taxi (il est 2h).

Sur le trottoir je me dis que c’est quand même trop bête et me redonne un peu de courage “allez ma fille retournes-y ça va marcher”.

Je reviens alors à la fin de la soirée alors que tout le monde finit son verre et qu’il range son matériel seul (haha bim !) en prétextant avoir perdu ma carte bleue.

Je suis là avec mon air faussement désespéré à faire semblant de chercher ma carte bleue sous les tables.

Il vient m’aider à chercher pendant 20 minutes.

Puis me dit qu’il va pas me laisser rentrer seule à pieds la nuit, qu’il a du cash, rentre en taxi aussi et qu’on peut partager sans soucis.

On sort, il finit par me prendre par le bras et commence à me caresser les cheveux, quand un taxi passe soudain et nous stoppe net parce qu’il y en a pas des masses et qu’il faut pas le louper (pas de Über à l’époque).

Moi bien sûr j’ai ma carte bleue bien au chaud dans mon sac et là réflexe débile parce que je le fais systématiquement quand je monte dans un taxi et que je veux payer par carte, je lui demande

“Vous prenez la carte ?” 🤦‍♀️

Là le mec me dit “mais je t’ai dit que je payais cash”.

Et moi au lieu de prendre l’air dégagé et de dire “ah mais je suis bête oui c’est toi qui paie” je deviens rouge de honte parce que je sais que j’ai menti, je bredouille et à ce stade il est parfaitement évident que je mens depuis une bonne heure, que j’ai fait semblant de chercher ma carte en me traînant à 4 pattes dans un bar et que lui a cherché avec moi pour rien.

Je suis sûre qu’il y avait moyen de rattraper le coup parce que bon 😏 mais j’ai eu l’impression de passer pour une idiote et ça me coupe net toute envie de poursuivre quoi que ce soit avec lui tellement je me sens nulle.

Le malaise est palpable dans le taxi et je rentre chez moi sans demander mon reste.

A chaque fois que je l’ai croisé par la suite je l’ai évité, il a vraiment dû me prendre pour une folle.

J’aimerais vous dire que ça m’a vaccinée contre mes manigances de lycéenne et que j’ai trouvé la force de faire le premier pas au moins une fois dans ma vie mais pas du tout.

Et c’est un miracle si je suis aujourd’hui avec mon mec (rencontré quelques semaines après cet épisode) puisque c’est carrément nos potes qui ont dû nous pousser dans les bras l’un de l’autre comme si on avait 15 ans.

Crédit illustration : Charles Robinson

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